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Le Drive-in, une mauvaise solution pour le déconfinement culturel

Mis à jour : août 9

Alors que la pandémie de COVID et la période de confinement a amené l’ensemble de la planète à s’interroger sur nos modes de vie, et constaté l’effet paradoxalement bénéfique de la réduction forte du trafic aérien et automobile, il est nécessaire de penser autrement aujourd’hui nos déplacements et nos loisirs. Plutôt que d'encourager des pratiques polluantes, le département peut soutenir le développement de cinéma ou de théâtre de plein air piéton dans nos villages, dans le respect des contraintes de distanciation, ou encore promouvoir des transports collectifs pour rejoindre les cinémas ou les salles de spectacles une fois celles-ci réouvertes. La responsabilité des collectivités n’est pas de faire la promotion de vieux loisirs de masse polluants, mais au contraire, de défendre et soutenir des activités culturelles de proximité sobres et responsables.

On apprend dans les médias locaux que le Loir et Cher s’enorgueillit d’accueillir “le plus grand drive-in de France” pendant l’été sur l’aérodrome du Breuil. Initiative conjointe de Cap’ciné et du département du Loir et Cher, l’importation de ce mode de consommation culturel américain qui fleure bon les années 50 n’est sans pas la meilleure idée du moment. On peut regretter la grande époque de la “Fureur de vivre”, mais on ne connaissait pas alors l’impact catastrophique sur l’environnement de notre consommation d’énergie. Aujourd’hui, nous savons, et nous savons que nous devons agir et penser autrement. Les articles de presse n’en parlent pas, mais un drive-in c’est une consommation supplémentaire et inutile de carburant, alors pourquoi faire comme si cela n'existait pas ? Ou, pire, que ce n’est pas grave ?


On sait depuis longtemps que le président du conseil départemental est un fervent défenseur du modèle autom

obile, luttant contre les dangereux écologistes qui voudraient nous faire retourner au temps du cheval et de la bougie. Contre le gouvernement qui avait modestement réduit la vitesse sur les route à 80 km/h, le département a courageusement rétablit, le 90 km/h en début d’année, au mépris de toute considération environnementale, et surtout au risque d’aggraver l’accidentologie sur les routes. En grand visionnaire prévoyant l’augmentation ininterrompu du trafic routier dans les trente prochaines années, Nicolas Perruchot défend aussi le réaménagement de la patte d’oie au Sud de l’agglomération blaisoise, et envisage toujours une très coûteuse seconde sortie d’autoroute.


Alors que la pandémie de COVID et la période de confinement a amené l’ensemble de la planète à s’interroger sur nos modes de vie, et constaté l’effet paradoxalement bénéfique de la réduction forte du trafic aérien et automobile, il est nécessaire de penser autrement aujourd’hui nos déplacements et nos loisirs. Plutôt que d'encourager des pratiques polluantes, le département peut soutenir le développement de cinéma ou de théâtre de plein air piéton dans nos villages, dans le respect des contraintes de distanciation, ou encore promouvoir des transports collectifs pour rejoindre les cinémas ou les salles de spectacles une fois celles-ci réouvertes. La responsabilité des collectivités n’est pas de faire la promotion de vieux loisirs de masse polluants, mais au contraire, de défendre et soutenir des activités culturelles de proximité sobres et responsables.


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