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Pascal Brindeau, l’homme qui vote contre les animaux


Le vendredi 29 janvier, l'Assemblée Nationale a voté en première lecture le projet de loi contre la maltraitance animale à une très large majorité. Sur les 81 député.e.s présent.e.s, 79 de tous bord politique l’ont adopté. Sophie Auconie, députée UDI d’Indre et Loire s’est même félicitée de cette quasi unanimité « Nous avons réussi à adopter des mesures importantes, dans un climat serein et apaisé, alors qu’il s’agit d’un sujet sensible.»

Pourtant, les 2 votes contre proviennent eux aussi des bancs l’UDI, dont celui de Pascal Brindeau, député de la 3ème circonscription du Loir et Cher. Celui-ci est intervenu en séance contre l’article 12, qui prévoit la fin des delphinariums, par une intervention assez significative : « si on ne maintient pas ces espèces en captivité pour en acquérir une meilleure connaissance scientifique, la plupart d'entre elles finiront par disparaître de leur milieu naturel ». Pascal Brindeau reprend ici l’argumentation fausse qu’il avait développé avec Jean Marie Janssen dans une tribune contre le referendum pour les animaux, en défenseur du parc d’attraction de Beauval et de ses spectacles animaliers. Pourtant, on sait aujourd’hui que la protection de la faune sauvage se fait d’abord par la protection de leur milieu naturel. Préserver la forêt de Bornéo des cultures intensive d’huile de palme est bien plus efficace que l’exposition d’Orangs-outangs au Jardins des plantes. Les dauphins quant à eux profiteront plus d’une mer libérée de la surpêche et d’une vrai protection des parcs naturels que de faire des ronds dans des bassins-prisons.

Pascal Brindeau est cohérent avec ses engagements contre les animaux, pour soutenir, au nom des traditions, les chasseurs et leur pratiques barbares comme la chasse à Courre dans les forêts de Sologne. On ne protège pas les animaux sauvages en les enfermant pour les mettre en scène. On ne protège pas l’économie locale en la fondant sur l’exploitation animale. Cette loi, qui ne dit pourtant rien sur les maltraitances de l’élevage intensif, ni sur la chasse ou la corrida, est un pas de plus pour protéger les animaux. Cette évolution doit aussi nous amener à transformer nos modes de consommation de « spectacles animaliers », et notre cohabitation avec les autres espèces sur notre seule planète.


https://www.eelv.fr/maltraitance-animale-des-avancees-mais-un-reel-manque-dambition/


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